Contemplation ou doléances à Dieu (essence divine universelle), sentez-vous libres de relater à ces propos, ou de les trouver absolument loufoques, capillo-tractés, ou autre bonne vieille insulte.

Pour commencer simplement, si vous aspirez à quelque chose de plus grand que vous, n’oubliez jamais que cela prend du temps, et que la plupart des plus grands noms reconnus aujourd’hui furent d’abord moqués ou méprisés, ou simplement ignorés durant leur vie.

Attention à ne pas tomber dans le piège du martyrdom nonobstant, mais ne lachez surtout pas vos rêves, ils sont déterminants de votre réalité et d’à quel point vous vous aimez (et aimez par conséquent la vie qui vous entoure et ce qu’elle implique).

Ce que je m’applique à faire en ce moment, c’est que dès que j’ai une période de doute, d’existential dread, et même de flottement un peu trop agréable (puisque le mouvement est synonyme de vie et que confort n’est pas souvent celui de croissance), je me plonge dans la lecture de biographie d’une figure emblématique contemporaine qui m’inspire et me parle, et cela m’apaise.
Dans le sens où je me dis « continue mais souffle aussi, ne cours pas trop vite au point d’emmeler tes pattes… »

Le problème chez moi étant que littéralement tout m’inspire, à m’écouter j’ai une passion pour tous les domaines, ou du moins un intérêt marqué assez déterminant et non-négligeable, car je suis une éponge, une remora et un requin quelques fois, un caméléon ou une cigale aussi; beaucoup, trop de choses à la fois.

J’écris, je chante, je dessine, j’apprends, j’adore la musique, la peinture, la mode, le design d’intérieur et j’aimerais m’essayer à la poterie, à la soufflerie de verre, etc.
Pour accentuer l’absurde de ma situation, je suis actuellement en BTS Tourisme en distanciel (way to make new acquaintances/friends lol !) après déjà deux réorientations en l’espace de deux années académiques consécutives, l’une en droit, l’autre en LEA Anglais/Russe.
Je songeai déjà, petite, à mon avenir professionnel : architecture et/ou design d’intérieur.
Puis styliste (inspiré par ma cousine), dessinatrice/illustratrice de livres, écrivaine, professeure.
Puis plus tard architecte à nouveau (ce qui m’aurait valu d’aller en cursus professionnel à une époque où c’était encore mal jugé), traductrice, bibliothécaire, archiviste, anthropologue très récemment (acceptée à Montpellier et Toulouse).

Des idées, des possibilités, des opportunités tendues, mais des actions et des directions trop peu mobilisées et approfondies, une détermination à géométrie variable.

L’emploi du mot « problème » pour définir ce surplus d’idées n’est certainement pas le plus adapté à ma situation puisque je trouve magnifique la possibilité d’être inspirée, d’avoir le droit de rêver, mais surtout je suis privilégiée en tous sens, mais ce qui reste paralysant à cette époque de l’omnipotence et de l’omniprésence est l’apparence sûrement trompeuse d’un « tout », tout accompli, tout déjà fait, plus de moyens de mobilier originalité, innovation, créativité ou nouveauté pusique tout est à porter de mains, littéralement, à l’aide d’un écran et de quelques mots, la « génération d’idées générées » serait un bon titre pour celle qui est et qui vient, si les choses ne prennent pas le tournant qu’elles méritent de prendre.

Le piège personnel dans lequel je me trouve souvent est celui-ci : comment dresser la barrière entre ce qui est nôtre fondamentalement — si cela existe même à l’échelle essentielle, planétaire et universelle, — et ce qui titille naturellement notre instinct d’animal social d’être influencé, d’imiter.

Ma question pour vous aujourd’hui est alors très simple : Quelle est votre technique pour vous en « sortir » ou plutôt entrer dans la danse ? Que mettez-vous concrètement en place quotidiennement, grâce à quelle source d’inspiration et de validation, selon quel ordre de priorités ?

Cela représente bien plus qu’une question, mais vous aurez compris mon sentiment et l’inclinaison de mon coeur. Je ne suis pas perdue, cela a simplement à voir avec cette lumière, celle qui te montre que tu y es presque, que tu es rendue quelque part dans le process, même s’il n’a pas à proprement parler de fin, sans lunettes teintées de rose ou d’idéalisme suintant de nihilisme. Je ne veux pas être un jack of all trades, master of none, je veux être spécialiste de l’unique.

J’en suis venue à écrire ici, après avoir écrit sur Instagram et avoir été à peine perçue, car au fond je sais que cela nous touche toustes plus ou moins à des moments différents et à différents degrés, mais j’autorise ici la possibilité d’ouvrir le dialogue de manière utile et proactive, alors interagissez. Vous méritez d’avoir un mot à dire.

// Signée ; Votre autrice préférée

Une réponse à « Rêves et réalités: Naviguer dans les choix de carrière »

  1. Avatar de wejdenelareron
    wejdenelareron

    Great insight, your writing is astonishing!

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Votre commentaire

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